Salon des curieux

Woodkid Golden Age, premier album de Yoann Lemoine

By Posté dans - Arts & Illustration / Graphisme le mars 20th, 2013 0 Commentaires woodkid portrait

Golden Age : agréable surprise par Woodkid

Deux jours après la sortie de son premier album, The Golden Age – le 18 mars 2013, nombre de journaux et même de radios (France Inter) ont pris les couleurs de l’artiste pour le lancement très médiatisé de ce premier album. A écouter : l’émission de Pascale Clark sur France Inter consacrée à la sortie de The Golden Age.

Evidemment il serait possible de commencer cet article sur Woodkid, alias Yoann Lemoine, en disant que l’on connait un peu le gars en question. En effet, Yoann, avant d’être le Woodkid révélé par sa vidéo Iron (voir plus bas), a été étudiant à Cohl. Puisque c’est là que je travaille et qu’en plus je me charge du Community Management, je n’ai pas découvert hier le travail de Yoann ! Loin de moi l’idée de stariser la chose, je n’ai pas envie de parler Woodkid. Je suis même sur que ce n’est pas à Cohl qu’il a appris son métier de chanteur (on nuancera les choses un peu plus tard dans cet article quand il s’agira de parler de son travail de réalisateur). J’ai le souvenir d’une personne sensible, terriblement intelligente et touche à tout. Ses compétences en tant que dessinateur et infographiste sont presque sans limites. Paradoxalement, il ne met pas en avant ses qualités de dessinateurs (et il n’en manque pas) dans la version Collector de Golden Age, puisque Woodkid laisse la place à Jillian Tamaki pour illustrer les confidences intimes de Yohann.

Woodkid Golden Age - Version Collector

Bref parlons musique

Comme beaucoup je connaissais déjà 2 titres avant d’avoir écouté (4 fois déjà) l’album The Golden Age : « Iron » (2011) et « Run Boy Run » (2012) sur Youtube (disponibles en bas de cet article). J’avais aussi suivi son travail et apparitions sur scène aux côtés de Lana Del Rey. En toute sincérité, si je n’avais pas suivi, ni connu un peu Yohann, je ne pense pas que j’aurais acheté l’album. Les deux clips m’ont plu, bien que je les avais trouvé trop similaires dans le fond et la forme (c’est une suite, une histoire, je sais, mais quand même). J’avais aussi eu le sentiment de percussions très (trop) présentes réduisant ainsi la mélodie à un matraquage orchestré pas désagréable la première fois, mais vite fatiguant.  Bon, voilà, je n’étais pas conquis.

Et puis, en parfaite contradiction avec cette première idée, j’ai commandé l’album collector qui semblait, dans sa forme, assez bien fait (la page de Woodkid sur Facebook aidant bien pour le marketing). Après réception de l’objet, il se révèle être de très bonne facture : dorure, embossage doré…la totale, le prix du façonnage doit être conséquent. Ce qui importe, évidemment  c’est la galette : le CD est noir hormis les clés croisées, logo de l’artiste. Seule petite fausse note dans ce packaging premium : la pochette du CD un peu « cheap » la bande « retirer pour coller » écrite en rouge dénote clairement. Tant pis, nobody’s perfect !

Les 14 titres que compte l’album sont finalement très variés. Bien entendu, les percussions sont présentes, mais contrairement à mes attentent les rythmes sont assez riches et différents les uns des autres, les mélodies parfois étonnantes et la tonalité, dans son ensemble, passe d’un rythme soutenu à un « groove » intimiste.

Woodkid logo

En conclusion

Je l’ai dit, je ne me suis pas précipité sur cet album, voilà qui eut été une erreur. Après 4 écoutes studieuses, je n’en suis pas encore lassé. Ce premier album est riche et profond, peut-être un peu moins varié qu’il l’aurait mérité, mais c’est sans conteste un très bon disque. Bien entendu, je ne remplacerais pas mes albums de Philip Glass ou Michael Nyman de mon Ipod par « The Golden Age », mais je le classerais à côté du rock alternatif et musique contemporaine aussi engageant et dynamisant que Awolnation avec leur « Megalithic Symphony ». 

Vivement le prochain !

Fiche technique de « The Golden Age » :

  • Album CD vendu 13.99€
  • Album Vinyl vendu 18.99€
  • Album collector vendu 23.99€

Pistes :

01 The golden age
02 Run boy run
03 The great escape
04 Boat song
05 I love you
06 The shore
07 Ghost lights
08 Shadows
09 Stabat mater
10 Conquest of spaces
11 Falling
12 Where I live
13 Iron
14 The other side

 

Les Clips

Les deux clips suivants sont ceux qui ont propulsé Woodkid. Bien réalisés et esthétiques dans leur style « gothique moderne », le réalisateur Yoann Lemoine, met en avant ses qualités de réalisateur/dessinateur. On voit là les réflexes d’un animateur : la frontalité de la mise en scène. En effet, ce média complexe, pousse assez souvent à éviter les mises en perspective et profondeurs de champs, compliquant tellement la tâche du dessinateur. J’y vois là, la marque d’un apprentissage fait dans une école de dessin animé, mais ce n’est peut-être une simple coïncidence…

IRON (2011) © Woodkid

 

RUN BOY RUN (2012) © Woodkid

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