Salon des curieux

Alien Isolation test 5/5 (3)

By Posté dans - Jeux Vidéo le octobre 17th, 2014 0 Commentaires Alien isolation test

Remettre le couvert et passer à table !

Le film de Ridley Scott, Alien le huitième passager, sorti en 1979, est un mythe, une icone pour n’importe quel fan de science fiction. A ce jour, il reste indétrôné. Ni les suites lamentables, ni les produits dérivés, ni les jeux n’ont jamais réussi à s’approcher de la perfection du film original. Les choses ont-elles changées avec Alien Isolation ? Peut-être bien.

Le jeu a été développé par le studio The Creative Assembly, un studio anglais surtout (presque exclusivement) connu pour sa série des « Total War ». Passer de ce type de jeux à un Survival Horror représente une sacré marche. L’enjeu était de taille et le résultat déjoue les plus mauvais pronostiques !

Alien isolation test - la station Sébastopol ©The creative Assembly

En route pour la station Sébastopol

 

Lost in space

Après une dizaine d’heures de jeu, soit un peu plus de la moitié, les choses sont assez claires. Bien que je ne connaisse pas encore la fin, l’essentiel est en place. Le début du jeu commence à l’image du huitième passager : on sort d’un sommeil en biostase à bord d’un vaisseau qui nous emmène sur une station orbitale (Sébastopol ou Sevastopol en fonction de la langue choisie), pour y récupérer la boite noire du Nostromo. La raison ? on incarne Amanda Ripley, la fille d’Ellen qui, au moment des faits, erre en biostase dans les profondeurs de l’espace. En effet, entre le premier film et le navet de John Cameron (Aliens) il s’écoule 57 ans. Le jeu en profite pour y placer son histoire. Voilà la première originalité du titre : on incarne une héroïne, c’est un fait remarquable.

Nous voilà donc en route pour cette station qui, comme son nom ne l’indique pas, ne se trouve pas en Crimée mais loiiiiiin dans l’espace. Vous vous en doutez, les choses vont très rapidement mal tourner, pour notre plus grand plaisir. Après quelques minutes a fureter dans un vaisseau qui ressemble étrangement au Nostromo, et bourré de clins d’œil pour les fans, on arrive avec pertes et fracas à bord de la station orbitale où humains & humanoïdes sont loin d’être amicaux. Mais ce qu’on  attend, quand même, c’est la BETE, la vilaine bébête qui hante les lieux. Rassurez-vous, l’Alien est présent, bien présent et il ne sera pas le seul à en baver.

Nous voilà engagé dans une immense partie de cache cache du genre « chat et la souris », dont bien entendu, vous n’êtes pas le prédateur.

 

Vos seules armes sont d’être discret, de vous cacher et de fuir !

Alien isolation teste votre patience et votre résistance

Parlons Gameplay : si ce jeu est une réussite c’est sans aucun doute au niveau de ce jeu de cache cache avec l’Alien. Pas la peine d’essayer, vous ne pouvez pas tuer l’Alien. Vos seules armes sont d’être discret, de vous cacher et de fuir, autant dire que ça limite grandement le champ des possibles et que allez passer de longues heures cachée dans un placard à retenir votre respiration, parfois jusqu’à la limite de l’asphyxie ! Mais là encore, vous ne serez pas à l’abri d’une surprise de la créature. Cet Alien donne du fil a retordre, passer les quelques premiers niveaux, il ne cessera d’être sur vos talons. Il est omniprésent, et vous rend totalement paranoïaque à tel point que l’on sursaute à la moindre petite ombre ou petit bruit, craignant pour la vie d’Amanda.

Ce jeu possède une ambiance incroyablement anxiogène : les sons, les musiques, tout concoure à vous mettre sous pression, même s’il ne se passe rien…. attendre, avancer prudemment pour finalement ne rien trouver au bout du couloir, va vous rendre fou, bravo Creative Assembly !

Cet exemple (spoil) illustre parfaitement l’intelligence de ce jeu dont la réalisation est sans tâche.

Spoil - Comment les développeurs jouent avec vos nerfs

 

Alien isolation test

Vous aurez très souvent le plaisir d’admirer la parfaite dentition de la bestiole.

Humour British

S’il y a bien une chose que les développeurs (Creative Assembly) possèdent : c’est de l’humour. Quelle bande de rigolo tout de même ! Imaginez vous poursuivi par l’Alien qui vocifère et siffle dans votre dos. Devant vous : un immense couloir, vous allez vous en sortir, sauf….qu’un tas de 2 valises, posées l’une sur l’autre, vous empêche de passer. Si, si, vous êtes bloqué, vous heurtant à un mur invisible parce que cette cruche d’Amanda Ripley ne sait pas sauter un obstacle de 40 cm de haut ! Un autre exemple ? Vous assommez (tuer) un humain tenant dans ses mains un revolver. Chouette je vais pouvoir être un peu plus armé ! Vous tentez de ramasser l’arme, posée au sol, mais non, ce n’est pas possible…par contre, pas de soucis pour récupérer sur le cadavre les balles, mais l’arme ? pas touche ! Un dernier pour la route : les piles de la lampe torche (ben oui, il fait noir)….malgré ces vaisseaux qui parcourent la galaxie, la technologie de l’an 2122 ne permet pas d’avoir une pile dont la durée excède 3 minutes ! Qu’ils sont drôles ces anglais.

Le jeu regorge de petits détails énervants et d’un autre âge ! Une honte, pas d’autre mot !

 

Alors Alien Isolation, il est bien ?

Oui, oui et oui. On flippe, on se cache sous les bureaux et dans les placards, on scrute le moindre craquement en priant pour que l’usine à bave ne vous repère pas. Du pur bonheur. Si seulement, si seulement ! on avait été seul à bord de Sebastopol, en duel face à une créature qu’on ne peut tuer, le jeu aurait été miraculeux. Non, on passe à côté de la perfection en raison de la présence d’autres humains peu intéressants et surtout en raison de fautes de gameplay impardonnables. Hormis ces détails, si vous êtes fan du genre (ou du film), vous devez jouer à Alien Isolation.

En tous cas, pari réussi pour The Creative Assembly, et ce n’était pas gagné d’avance !

 

A noter

Pour les heureux possesseurs de la version en précommande (et bientôt en DLC post-achat) on peut incarner Ellen Ripley et les membres du Nostromo dans 2 missions terrifiantes. Jouer à cache cache avec l’Alien dans le Nostromo pour condamner les sas de ventilation (« Il faut sauver l’équipage ») ou fuir le Nostromo prêt à exploser (« Dernière survivante ») est exceptionnel pour les fans. Un mode survie est aussi proposé, au cas où vous trouveriez le jeu trop simple !

A noter également : la parution d’un ArtBook d’Alien Isolation disponible (en anglais) à l’achat dès maintenant. Je vous en reparle s’il vaut le coup.

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J’aime

 

  • L’ambiance, à couper le souffle
  • La musique et le design très 80′
  • Une réalisation rarement vue dans un jeu
  • Un Survival, un vrai !
  • Ne pas pouvoir tuer l’Alien

 

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J’aime moins

 

  • Cet humour un peu curieux (voir plus haut),
  • Les autres habitants de la station,
  • Le système de crochetage des portes, lourdingue.

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Rédacteur du blog. Diplômé en infographie multimédia et infographie 3D à l'école Emile Cohl, passionné par les nouveaux médias, le jeu-vidéo et la photo. Pilotage d'ULM multiaxe. Elite Dangerous : Passionné du jeu Elite: Dangerous depuis la Beta. Contributions : Fan Site Galnet.fr | Chaîne Youtube | Flux Twitter dédié | Page Facebook | Communauté francophone | Groupe steam | Mur Pinterest | Sites pro : Ecole Emile Cohl | identipack.fr

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